Ce 22 août dernier, l’adaptation de la BD « Les vieux fourneaux » de Wilfrid Lupano est sorti au cinéma. Le réalisateur, Christophe Duthuron, s’est entouré d’un casting haut de gamme pour l’occasion. Pierre Richard, Eddy Mitchell et Bernard Giraud reprennent les rôles des septuagénaires décapants.

Cette adaptation reprendra le premier tome de cette série qui compte à présent quatre volumes. L’occasion de se lancer dans la critique de Ceux qui restent, nom de ce premier tome écoulé à plus de 1,2 million d’exemplaires.

Ceux qui restent : La pire génération de l’histoire de l’humanité

Le point de départ de cette comédie sociale, c’est l’enterrement de Lucette. On y suit trois amis d’enfance devenus septuagénaires et la petite fille de Lucette.

Antoine, veuf après 54 ans de mariage, découvre une lettre laissée par Lucette. Sa femme l’a trompée des décennies plus tôt. Aussitôt, Antoine se presse, fusil en main, direction la Toscane ; prêt à retrouver l’ancien amant de Lucette et commettre un crime passionnel. À bord d’une vieille camionnette rouge, les trois autres se lancent à sa poursuite. Sophie, la petite fille de Lucette se retrouve entraînée avec Mimile et Pierrot dans ce Road-movie d’anciens. L’amant n’est autre que l’ancien patron d’Antoine, dont l’entreprise symbolise le capitalisme tout au long du texte.

Le dessin est de Paul Cauuet, oscille entre caricature et réalisme. Dans l’ensemble assez classique. Des cases en noir et blanc illustrant les flash-back.

C’est dans les vieux pots… qu’on fait les meilleurs persos

Plus que l’intrigue, relativement simple, ce sont les personnages qui tiennent cette histoire et permettent une avalanche de gags et de bons mots.

Nos vieux fourneaux sont plus intéressants qu’il n’y parait. L’as du volant Pierrot est un rebelle anarchiste. Mimile, avant d’occuper ses journées à tenter de se relever, parcourait le monde. Quant à l’ancien syndicaliste Antoine, moteur de l’intrigue, un impulsif. Sophie, la petite fille de Lucette est enceinte jusqu’aux yeux . La jeune femme a tout plaqué pour rejoindre la bourgade de ses grands-parents, embarquant avec elle ses secrets, dont l’identité du géniteur. À noter, la diatribe mémorable de Sophie contre cette génération.

Parsemée de souvenirs, l’intrigue touchante et sans temps mort n’est qu’un prétexte pour nous servir des dialogues savoureux à travers une histoire de rebelles, une bande de vieux qui lutte contre le progrès, contre le capitalisme. Des anarchistes syndicalistes héritiers des contestations post-68 qui mènent leurs combats révolutionnaires… à leur échelle.

Le tome 5 — Bons pour l’asile sortira le 9 novembre !

9

Anatole

9.0 /10

On a aimé

  • Les personnages décalés
  • Déjà un classique
  • L'humour

On a moins aimé

  • Manque de fond
  • On reste un peu sur notre faim

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