Test de Bloodstained : Curse of the Moon, développé et édité par Inti Creates, disponible sur PC, PS4, Switch, PS Vita, 3DS et sur Xbox One le 6 juin 2018, testé par Lear.

Bloodstained : Ritual of the Night est un projet propulsé par Kickstarter datant de 2015 ayant explosé sa cagnotte en atteignant des sommets quasiment jamais atteints : plus de 5 millions de Dollars ! Pourtant, le jeu ne fait pas de vague et reste assez discret mis à part une démo révélée il y a peu. Alors qu’est-ce que Bloodstained : Curse of the Moon ? C’est un projet secondaire rétro développé par Koji « IGA » Igarashi promis après avoir dépassé un certain palier dans le Kickstarter.       

Bloodstained : Curse of the Moon propose au joueur d’incarner Zangetsu, un tueur de démons qui se lance à la poursuite d’une puissante créature, tapie dans un sombre château. En chemin, Zangetsu va faire la rencontre de trois autres personnages qui vont rejoindre sa cause. L’hommage à Castlevania NES est évident et fait plaisir à voir.

Dans Curse of the Moon, en plus de Zangetsu, il est possible de switcher entre 3 autres personnages avec les touches L et R, ce qui réveillera sans aucun doute les souvenirs des natifs des années 80/90 qui ont connu Castlevania III sur Nes. Chaque personnage possède des variétés de compétences différentes qui vous permettront d’atteindre des zones jusqu’alors inaccessibles.

Les boss impressionnants à défaut d’être très difficile à battre

Parmi les personnages jouables, une jeune chasseuse nommé Myriam (personnage principal de Ritual of the Night) qui manie un fouet, est capable de sauter haut et faire des glissades (ce qui ne sera pas sans rappeler Trevor Belmont). Le deuxième personnage est Alfred, un magicien qui a moins de vie que les autres mais possède des sorts surpuissants comme le cercle de feu (Sypha Belnades de Castlevania III a quasiment les mêmes capacités). Enfin, le beau gosse Gebel dispose d’une attaque orientée vers le haut et d’une transformation en chauve-souris (inspiré d’un certain Alucard). Comme dans un Castlevania classique, une jauge de magie, commune à tous les personnages, permet d’utiliser les armes secondaires et certains items cachés dans les niveaux permettent d’augmenter certaines statistiques.

Le jeu possède un peu moins d’une dizaine de niveaux qui s’enchaine avec une fluidité délicieuse. Mention spéciale pour les boss de chaque fin de niveau qui sont une des plus belles réussites du jeu en étant à la fois impressionnants et bien pensés. En appuyant sur le bouton start, il est possible d’utiliser la Curse of the Moon qui permet de revenir visiter les niveaux déjà finis pour utiliser les aptitudes d’un personnage fraichement recruté, fin et ingénieux pour un Métroidvania. En parlant de Métroidvania, le level design est beaucoup plus « gentil » dans Curse of the Moon que dans Castlevania III en proposant peu de chemins différents mais plusieurs façons d’y accéder.

Visuellement affublé d’un pixel art absolument sublime et d’une OST qui est un véritable régal pour les oreilles (comme vous pouvez l’entendre plus haut), le jeu est une vraie réussite en rendant non seulement un bel hommage à Castlevania et à l’époque 8 bit tout en corrigeant les bugs et ralentissements qui incombaient à la Nes mais sans pour autant effacer le cachet d’origine des jeux de cette époque. Les affrontements contre les monstres qui parsèment les niveaux sont beaucoup mieux calibrés tout en gardant l’exigence de l’époque, ce qui est une vraie prouesse technique ! vous vous souvenez de ces sauts sur escalier absolument infâme des Castlevania Nes (n’est-ce pas Vin’s ?) : dans Curse of the Moon, vous pouvez sauter en diagonale et vous réceptionner sur un escalier sans mourir, et ça fait du bien ! Bref, techniquement tout est amélioré par rapport à l’époque mais sans changer d’un poil l’expérience de jeu.

Ce préquel, tout en jouant sur la nostalgie des joueurs Nes, arrive à rajouter de très bonnes idées et à les rendre jouissives manette en main. Le jeu est plutôt court : en mode normal, il faudra environ 2h pour en venir à bout, ce qui n’a rien d’insurmontable et sera réalisable même par ceux n’ayant jamais touché à un Castlevania. Et c’est là que Bloodstained : Curse of the Moon tire son épingle du jeu en étant accessible pour tous. En proposant un mode normal bien moins dur qu’un jeu Nes pour tous les nouveaux venus (Square Enix si vous nous entendez) et un mode vétéran avec un nombre de vies limitées avant le Game Over pour les vieux roublards comme nous, le titre de Koji Igarashi se détache de l’étiquette « jeu de niche » que s’était collée les Castlevania Nes. De plus, après avoir fini le jeu, un mode Nightmare, donnant accès à un nouveau niveau et une autre fin, vient rajouter du challenge et de la rejouabilité au titre.

Vous aurez bien compris que Bloostained : Curse of the Moon nous a vraiment touché en ravivant la flamme de la grande époque Nes/Snes et en rendant un peu du feeling Castlevania 2D aux vieux de la vieille nostalgique du « golden age ». Quand on pense que cet hommage n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend dans Bloodstained : Ritual of the Night, ça ne fait que nous rassurer et présager le meilleur pour le titre à venir courant 2018. Note de Vin’s : Et on a hâte !

Bloodstained : Curse of the Moon

Bloodstained : Curse of the Moon
8

Lear

8.0 /10

On a aimé

  • Un hommage graphique à Castlevania III
  • La bande-son d'époque jouissive
  • La complémentarité des personnages
  • La facilité en normal et le challenge en Véteran
  • Les secrets et les bonus nombreux

On a moins aimé

  • 2h c'est un peu court

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