Test de Marvel’s Spider-Man sur PS4, développé par Insomniac Games et édité par Sony Interactive Entertainment. Sortie exclusivement sur PlayStation le 07 septembre 2018. Réalisé par Vin’s avec un trophée de platine en poche.

Alors qu’un nouveau et jeune Peter Parker rentre à la maison par le biais de l’accord entre Sony et Marvel pour que l’homme araignée rejoigne les Avengers, l’éditeur profite de l’E3 2016 pour dévoiler au monde une nouvelle adaptation maison ! Signé Insomniac Games, déjà auteur de la série Ratchet et Clank, le bien nommé Marvel’s Spiderman impressionne avec une démonstration magnifique.

Évidemment, nous sommes sur l’Internet moderne et le jeu se fait déjà basher, entre les « ouais c pas du gameplay c’est po possible » et les « C’est ke des QTE c nul », tous un tas de « professionnels » et de zigotos bien renseignés s’empressent alors de cataloguer et de critiquer le titre. Des gens encore une fois de plus tous très intelligents et quelque peu devins qui connaissent déjà tout de l’œuvre à la vue de quelques minutes de gameplay ou de trailer.… Bref, commençons donc par leur expliquer qu’ils se sont, encore une fois, bien trompés et que c’était bien mal connaitre la ligne éditoriale de Sony Worldwide Studios, tout comme les développeurs géniaux que sont les anglais d’Insomniac Games.

Dès l’introduction et les premières minutes de jeu, c’est bien la bouche bée que vous commencerez à vous balancer d’immeuble en immeuble, le tout dans une grâce folle. Quelle claque les amis ! New York s’étend à perte de vue pour vous. L’île entière de Manhattan est reproduite fidèlement et de manière bluffante. La ville comporte d’ailleurs les ajouts qu’il faut pour la positionner dans l’univers Marvel, que ce soit avec la tour des Avengers, ou encore le Sanctum Sanctorum pour ne citer qu’eux et vous laisser les surprises. L’aire de jeu est immense, peuplée d’innombrables habitants et de voitures, et est utilisée de belle manière. En un mot : formidable.

#NYCWallCrawler

Ici, pas de très jeune Peter Parker encore au lycée, cela fait 8 ans que vous êtes Spiderman, vous êtes rompu à l’exercice. Pas d’origin story à base de piqure d’araignée, faut dire qu’on la connait bien cette histoire. Non ! Le studio a décidé de raconter une histoire originale venant s’inspirer de tout ce qui a été fait sur l’araignée sympa du quartier. Âgé de 23 ans, cette version de Peter Parker fidèle au matériau de base que sont les comics voit alors une journée « comme les autres » commencer et vous intervenez alors pour stopper Wilson The Kingpin Fisk. Avec des débuts modestes, sa montée en puissance dans la deuxième partie de l’aventure et un troisième acte plus sombre, le studio nous prouve encore une fois son talent en terme d’écriture avec une histoire prenante, des personnages attachants et son lot de plots twists remarquablement mis en scène. La narration et le scénario sont en plus mis en valeur par une superbe version française.

Le mode photo est des plus complets et réussi, un vrai plaisir pour les amateurs.

Pourvu d’une localisation aux petits oignons, qui dispose de références bien de chez nous faites à Éric et Ramzy ou encore aux Inconnus, Marvel’s Spiderman se veut aussi plaisant à suivre également par son doublage de grande qualité, emmené par Donald Reignoux habité dans son rôle bavard et blagueur. La relation du héros avec le docteur Octavius, les moments de gènes avec Mary Jane, les blagues incessantes pendant nos interventions, incarner Spiderman n’a jamais été aussi réussi et grisant.

Plaisant. C’est bien manette en main que le jeu se savoure. La voltige n’a jamais été aussi agréable, souple, tout en étant simple et accessible. Comme jamais auparavant nous n’avez été en mesure de faire autant corps avec le personnage de Spiderman. Déjà impeccable dès les premiers instants, la dimension RPG du titre offre de plus une progression, vous allez apprendre de nouvelles compétences qui vous donneront plus de moyens pour virevolter avec classe et de manière encore plus dynamique, souple, et j’y reviens, de manière grisante. Le plaisir de jeu est total.

« Je vole Peter, je vole ! »

Réalisation somptueuse et fluidité à toute épreuve, c’est bien avec le souffle du vent joliment rendu et qui vient encore accentuer cette rapidité, tout ceci couplé à une jouabilité remarquablement pensée, qui finit par faire la plus grande force de ce Marvel’s Spider-Man PS4 : VOUS ÊTES SPIDER-MAN. Ce sentiment de surpuissance qui vient vous étreindre, jamais un jeu sur l’homme araignée ne nous l’avait procurée. Un tel niveau de plaisir de jeu est indubitablement la force principale, mais pas que, du nouveau titre exclusif à la console de Sony.

Des combats empruntés à Batman Arkham, l’agilité et la rapidité de l’homme araignée en plus.

Les combats procurent de très belles sensations également, pour peu que vous ayez dompté les capacités du héros, avec des impacts réussis, des animations véritablement sublimes et une grande variété dans les situations. Le bémol reste cette caméra, qui surtout avec beaucoup d’ennemis et en intérieur, ne sait pas trop où se placer. N’étant pas automatique, c’est à vous qu’il convient de la diriger, cependant au milieu d’une rixe vous opposant à une dizaine d’adversaires, certains armés de fusils et autres lance-roquettes, d’autres de jetpacks et de matraques électriques, ce n’est pas toujours évident de tout cerner. Même avec un son qui vous avertit de l’arrivée des missiles et un indicateur visuel des tirs de snipers, cela reste parfois confus. Le mouvement et l’agilité de Peter seront vos plus grands alliés.

D’ailleurs, cette augmentation de niveau débloque aussi de nouvelles tenues, au nombre de 27, et votre progression une série de gadgets, pouvant eux-aussi être améliorés via des jetons que vous collecterez au grès de vos pérégrinations. Très importants, ces gadgets vous permettront d’affronter les vagues d’ennemis de plus en plus coriaces, le jeu étant loin d’être gratos par moment, surtout pour les plus complétistes d’entre vous.

Arkham Creed

L’adaptation est de mise pour le héros emblématique de New York. Chaque costume débloque un pouvoir ultime souvent bien utile ou situationnel qui vient ajouter une corde à votre arc. En effet, chaque coup donné fait monter un compteur de combo qui va lui-même, plus il est élevé, faire monter une jauge appelée « concentration ». Cette jauge peut vous servir de deux manières différentes. Soit vous l’utiliser pour vous soigner via la touche bas de votre D-pad, soit pour « tué » instantanément un ennemi. Bien entendu, avec votre niveau augmentant au fil du jeu, les possibilités s’étoffent. Un système rodé bien pensé.

On se retrouve également dans la peau de Peter Parker, dans des scènes qui viennent donner plus de profondeur aux personnages.

Vous l’aurez remarqué, le jeu emprunte sa structure à des licences bien connues. En avançant dans l’histoire vous débloquerez tout un tas d’activités secondaires. De la mission annexe un peu écrite qui vous présente un méchant où qui apporte des éléments de plus au scénario, en passant par l’activité secondaire dispensable mais pas désagréable, pour finalement arriver aux collectibles qui eux, sont plus oubliables mais viennent donner un côté encyclopédique au jeu. Ces activités tertiaires restent toutefois dans un nombre bien plus correct que son cousin de Gotham et ses « quelques » 250 défis.

Si vous cherchez un bouleversement du genre, (comme l’a pu être God of War juste avant l’été pour rester sur la même machine) et bien ce n’est pas ici que votre roue sera réinventée. Marvel’s Spider-Man sur PlayStation 4 est un jeu en monde ouvert, et sa structure est celle à laquelle nous sommes habitués depuis quelques années. Lors de vos balades, des crimes en temps réel se déroulent et libre à vous d’intervenir ou non. Parfois intéressants, d’autres fois anecdotiques, ces objectifs secondaires viennent surtout enrichir, dynamiser et varier les plaisirs. Rien de transcendant, mais rien de scandaleux non plus.

« New York, Neeewww Yooork »

Vous gagnez de l’expérience, choisissez comment la repartir dans un arbre de compétences à trois branches, améliorer votre équipement, opter pour votre tenue et votre ulti et c’est parti ! Parfois vraiment magnifique, surtout sous le soleil crépusculaire, un soin particulier a été donné aux éclairages et aux effets de lumières, parfois subtiles. La carte dans laquelle vous vous baladez est immense, est remarquablement réaliste. Se balancer et admirer tous les reflets d’une telle ville modélisée de la plus belle des manières à travers les vitres et les buildings en verre est une claque. Les différentes ambiances des quartiers célèbres de la grosse pomme : Chinatown, Hell’s Kitchen, Greenwich Village, Harlem et j’en passe sont bien là et c’est un plaisir de voltiger tout en découvrant monuments et autres lieux emblématiques. Une nouvelle sorte de tourisme virtuel.

L’arbre de compétences à trois branches

Les missions offrent donc leurs lots de scènes épiques et de course-poursuites endiablées. Cependant des petites énigmes, des enquêtes mais aussi des phases d’infiltrations viendront changer le rythme de votre partie et offrir de la variété au jeu. Percher sur les poteaux et autres poutres, vous pouvez suspendre vos ennemis dans des cocons ou les scotcher au mur, ou bien décider de foncer dans le tas dans un balai superbement chorégraphié. Le jeu vous donne aussi la possibilité de jouer Mary Jane dans des phases un peu différentes, mais ces scènes courtes et basiques sont plus là pour la narration et pour offrir un autre point de vue, plus humain. Ces scènes viennent d’ailleurs mettre le côté spectaculaire de Spider-Man et des super vilains en avant.

Bien évidemment, le jeu vous donne aussi la possibilité d’affronter des ennemis bien connus du tisseur. Et sans vous divulgâcher vos adversaires, c’est sous un déluge d’effets pyrotechniques magnifiques, pourvus d’idées de mise en scènes superbes, et avec un framerate décidemment irréprochable que vous participez à des scènes vraiment sensationnelles. Bref, les combats de boss sont GÉ-NIAUX ! J’aurais seulement apprécié qu’il y en ait plus. Que voulez-vous, quand c’est aussi bon on se trouve parfois gourmand.

Vous l’aurez compris, ce que ce Marvel’s Spider-Man fait, il le fait très bien. Et un jeu n’a pas besoin d’être révolutionnaire dans son gameplay pour être très bon. Terriblement plaisant et agréable, le titre d’Insomniac Games nous offre qui plus est une bonne histoire sur le tisseur, avec son lot de plot twits et de personnages intéressants. Techniquement irréprochable, magnifiquement éclairé et pourvu d’une mise en scène réussie, le jeu offre en plus de belles et grisantes sensations. C’est tout simplement le meilleur jeu Spider-Man, et passez à côté serait une hérésie pour les fans. New York n’a jamais été aussi belle, et avec un tel terrain de jeu, la balade et la visite de Manhattan ne se refuse pas, surtout au commande de l’araignée sympa du quartier. À vos toiles !

Marvel's Spider-Man

Très bon
Marvel's Spider-Man
8

Vin's

8.0 /10

On a aimé

  • Quel plaisir de jeu !
  • Visuellement magnifique
  • New York, l’autre héroïne
  • Le scénario et l’écriture des personnages très respectueuses de l'univers
  • 100% Spider-Man, avec une VF de très bonne qualité

On a moins aimé

  • Une structure classique
  • La caméra lors de certains combats
  • Une IA pas folle du tout

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