Alors que Red Dead Redemption 2 est sur le point de sortir, voici le test de Assassin’s Creed Odyssey effectué sur PC, développé par Ubisoft Québec et édité par Ubisoft. Sortie sur PC, PS4 et Xbox One. Réalisé par Lear après 120h de jeu et le 100% en poche (toute la carte, toutes les quêtes secondaires et tous les points d’intérêt).

test de assassin's creed odyssey

Avec Assassin ‘s Creed Origin, Ubisoft avait pris le pari de changer complétement sa formule en choisissant une approche qui laissait de côté l’infiltration pour s’essayer au jeu de rôle. Fort de son succès, le studio remet le couvert un an plus tard avec Assassin’s Creed Odyssey. Nous sommes en l’an 431, et on embarque pour un voyage en Grèce antique à l’époque de la guerre du Péloponnèse, où la liberté d’action n’a jamais été aussi colossale. La licence a-t-elle réussi à nous envouter au-delà des pyramides de Gizeh ? la réponse dans ce test.

Assassin’s Creed Odyssey est une suite indirecte du précédent opus. Dans le présent, le joueur suit toujours Layla Hassan, une membre de la confrérie qui explore la mémoire des premiers Assassins. En revanche, l’action se déroule durant la guerre du Péloponnèse en 431 avant Jésus-Christ, soit 382 ans avant l’histoire de Bayek relatée dans Origins et est centrée sur la première civilisation. Le joueur incarne l’un des descendants de Léonidas, Kassandra ou Alexios.

Je veux le beurre, l’argent du beurre et la crémerie

À la suite d’une introduction posant les bases du scénario dans une scène de bataille carrément mémorable, on nous propose de choisir entre Kassandra ou Alexios pour entamer notre aventure. Il faut savoir que le système de choix, intégré tout spécialement dans cet opus, peut avoir un impact plus ou moins important selon la situation. En effet, l’impact des choix secondaires est souvent sans gravité, voir un peu ridicule, et ne sert principalement qu’à définir notre orientation, bonne ou mauvaise, sans jamais réellement changer les récompenses ou les conséquences sur le long terme. La trame principale, à contrario, a un réel impact sur le jeu puisqu’on peut compter neuf fins, très différentes les unes des autres.

Qui dit choix, dit romance. Si l’idée de base n’est plutôt pas mauvaise, le nombre de conquête possible est juste mirobolant, réduisant complétement l’impact émotionnelle que pourrait avoir le joueur. De plus, les dialogues menant à l’acte charnel sont vraiment improbables, du genre « Hmm grande folle, va me chercher trois champignons et nous ferons des cochonneries », qui nous fait passer plus pour une prostituée que pour une courtisane.

test de assassin's creed odyssey

Revenons au choix de notre personnage, qui s’est porté sur la belle Kassandra. Mise à part l’apparence et la modification des dialogues allants avec, le contenu est exactement le même, peu importe le personnage choisi. Le scenario principal est découpé en trois parties bien distinctes : la recherche de la famille de notre héroïne, la traque des membres du Culte de Kosmos et la première civilisation.

Pour replacer le contexte, nous jouons une misthios (mercenaire en grec) dans la région de Kephallonia. On nous apprend dans un flashback que Kassandra est la petite-fille de Leonidas et que quand elle était enfant, elle et son petit frère Alexios ont été jetés d’une montagne par leur père sous les ordres d’un oracle. Kassandra a survécu et a été recueillie par Markos qui l’a élevé pour devenir une mercenaire à son service. Suite à un évènement que nous ne dévoilerons pas, notre héroïne se retrouve à voyager à travers le monde grec à la recherche de sa famille. Cette épopée nous apprendra qu’un complot à grande échelle, orchestré par le Culte de Cosmos, est en marche et menace le monde grec.

Soyons clair, la trame principale du jeu possède une écriture et une mise en scène qui frôle souvent l’excellence, et se place facilement devant tout ce qu’a pu faire n’importe quel Assassin’s Creed en terme de scénario. Entre flash-back, plot twist, humour et drame, tous les ingrédients sont présents dans cet opus pour rendre la narration intéressante, d’autant plus que les voix françaises sont de très bonne factures, malgré le fait que les accents de la version originale ne soient pas gardés.

Pour ce qui est des objectifs secondaires, c’est un peu plus inconstant : les quêtes affublées d’un point d’exclamation sont souvent très bien écrites, d’autant plus qu’elles permettent de rencontrer les personnages bien connus de la Grèce antique comme Périclès, Hérodote, Socrate et bien d’autres encore. Par contre, toutes les quêtes des tableaux d’affichage ou celles rencontrées sur la route sont vraiment dispensables. Elles ne sont là que pour remplir un cahier des charges et viennent même très souvent ternir l’expérience de jeu. Nous y reviendrons un peu plus tard.

N’êtes-vous pas assez divertis !?

Nouveauté dans Odyssée, on vous propose maintenant de choisir entre le mode « guidé » ou « exploration ». Alors que le premier permet de ne pas se prendre la tête et d’avoir toujours les objectifs principaux et secondaires notés sur la carte, le second nous place dans la peau d’un vrai explorateur en ne nous indiquant plus les emplacements. Seuls les indices récoltés auprès des personnages non jouables permettent de deviner et d’afficher les destinations sur la carte, un mode plus axé sur l’immersion mais qui demande aussi plus de temps et de recherche, à vous de choisir. Malheureusement, le mode exploration est un peu désamorcé par notre fidèle aigle Ikaros qui agit comme un drone afin de repérer tout objectif environnant, ce qui est un peu dommage, même si rien n’oblige le joueur à l’utiliser. Toutes les quêtes étant calé les unes à la suite des autres, le suivi n’est malheureusement pas toujours très visuel, et on se perd facilement dans tous nos objectifs. Alors oui, il y a une séparation entre « Tout », « Odyssée », « Univers et Personnages » et « Primes et Contrats », mais cela n’aurait-il pas été plus simple de séparer en quêtes principales, secondaires et tertiaires ? De plus, un bouton « afficher sur la carte » n’aurait pas été du luxe.

Un conseil, si vous souhaitez explorer intégralement le monde d’Assassin’s Creed Odyssey, restez en mode guidé car la carte du monde est vraiment immense… On ne doit pas être loin du double de Origin, et nous parlons juste de la superficie car en ce qui concerne le nombre d’activités qui vous attendent, vous n’allez plus savoir où donner de la tête. En effet, pas loin de 40 régions n’attendent qu’un héros pour venir les explorer, et bien entendu ces régions sont elles-mêmes séparées en sous-régions. Et nous ne parlons ici que de l’exploration à pied car vous avez aussi de l’exploration en mer, comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessous, qui vous prendra un petit moment.

La carte du monde, petite…

Quand on dit petit moment, on parle d’environ 50 heures juste pour clore la trame principale, mais allez chercher entre 100-150 heures pour faire le 100% du jeu avec exploration, quêtes principales et quêtes secondaires (points d’exclamation) ainsi que tous les points d’intérêt (points d’interrogation) présent sur la carte (oui nous avons eu du courage de tout faire, mais surtout un plaisir fou). Chaque zone à son propre niveau, ce qui amène le joueur à être guidé inconsciemment, au début du jeu en tout cas. Ubisoft a d’ailleurs été très malin en faisant en sorte que si le joueur dépasse le niveau d’une zone, celle-ci s’adapte en conséquence. Pour faciliter l’exploration, le retour des points de synchronisation, permettant le voyage rapide, est une vraie bénédiction.

Forcément, les points d’intérêt finissent par se ressembler et à devenir répétitifs : des grottes avec un animal à chasser, des forteresses avec des soldats à tuer, des temples avec une tablette d’énigme à trouver… Mais rien qui n’est pas déjà été fait dans d’autres jeux, The Witcher 3 par exemple, et il faut se dire que ce sont des tâches facultatives. Pour ce qui est des activités un peu plus attrayantes, vous en avez un paquet : explorez des tombeaux sombres torche en main afin de découvrir les stèles cachées, partez combattre dans l’arène pour de sublimes récompenses ou résolvez les énigmes des tablettes (équivalent d’une chasse au trésor). Les quêtes secondaires sont quant à elles disséminées un peu partout dans le monde et vous entrainent souvent à la rencontre des personnages qui sont décrit dans nos livres d’histoire comme les fondateurs de beaucoup de croyances de notre monde moderne, spirituelles comme rationnelles. On sent que Ubisoft a fait de sérieuses recherches pour faire en sorte que des personnages comme Hippokrates, Démosthène ou encore Socrate soit fidèles aux vrais tout en restant en totale cohérence avec l’univers dépeint.

Au gré de vos explorations et expéditions diverses et variées, il se pourrait que vous vous fassiez des ennemis en tuant la mauvaise personne ou en vous introduisant au mauvais endroit. Une prime pourra être mise sur votre tête, elle pourra augmenter et des chasseurs de prime se lanceront à votre poursuite. Étant vous-même une mercenaire, un classement vous permet de vous situer dans la liste, et plus vous affronterez de mercenaire, plus vous monterez dans la liste, jusqu’à atteindre la première place et obtenir un joli cadeau. Bien que répétitif à la base, Ubisoft a inclus ce système dans le cours du jeu pour qu’on ne s’en rende absolument pas compte. Ingénieux.

Le Culte de Kosmos : tuez 5 membres d’une même branche pour débloquer le général

Vous n’êtes toujours pas rassasié ? Aucun problème, partez à la recherche du Culte de Kosmos qui a envahi toute la Grèce antique. Pour ce faire, il vous faudra trouver des indices sur chaque adepte afin de débloquer son identité et le lieu où le trouver. Les 8 généraux du Culte possèdent chacun 5 membres dans leur branche, et vous devrez tuer ces 5 membres pour dévoiler le général. Pour les personnes qui aiment les jeux de piste et les enquêtes, la traque des membres de cette « secte » est vraiment prenante et excellemment bien ficelée.

La Witcherisation du jeu vidéo

Assassin’s Creed Odyssey, pour rester dans son esprit de liberté et de choix, propose différentes façons d’aborder une situation. Pour cela, trois arbres de compétences bien distincts viennent apporter une vraie spécialisation et une diversité que Origin ne possédait pas. Chaque compétence devra être attribuée à une touche pour que, de façons simples et rapides d’accès, le joueur puisse combiner gâchettes et touches d’action. De plus, ces mêmes compétences utilisent de l’adrénaline (équivalent d’endurance) qui ne se recharge qu’en attaquant ou en bloquant les coups adverses. Dans cet opus, contrairement à Origin, il n’y a plus de bouclier. C’est sur le timing des esquives (provoquant un ralentissement s’il est effectué au dernier moment) et sur les contres (repoussant les ennemis) que se jouent les combats au corps-à-corps. Comme vous l’aurez compris, le système de combat est plus complexe qu’avant et il sera nécessaire de réfléchir au prochain coup que vous donnerez sous peine d’être punis sévèrement.

La branche « assassin » permet comme son nom l’indique de développer des compétences qui vous permettront de raser un camp en toute discrétion. Une des compétences que nous affectionnons particulièrement est l’assassinat en ruée qui permet de jeter sa lance sur un adversaire et apparaitre immédiatement à côté de lui (en lui faisant des dégâts). Vous pouvez ensuite enchaîner plusieurs cibles. On peut lire dans beaucoup de tests que le jeu n’a plus d’assassin que le nom car on ne peut plus assassiner en un coup, mais Rome ne s’est pas faite en un jour et bien sûr, comme dans beaucoup de jeux de rôle, vous ne serez pas surpuissant dès le début du jeu (pour avoir fait une build assassin, je peux vous assurer que je rase des forteresses entières telle une ombre).

Vous pouvez attribuer vos compétences de guerrier / assassin sur RB et ceux de chasseur sur LB

La branche « guerrier » permet quant à elle de développer des compétences liées au combat pur. Une des compétences que nous affectionnons particulièrement est l’attaque de surpuissance qui permet d’effectuer un enchainement au corps-à-corps coutant 3 segments d’adrénaline. Enfin, la branche « chasseur » de l’arbre de compétences vous permettra d’exceller dans l’art de tirer des flèches. Nous avons choisi de ne pas développer les compétences d’archer, visiblement moins intéressante que dans Origin, pour se concentrer sur les deux autres catégories que nous avons développées. Vous l’avez compris, vous serez obligé de faire des choix pour optimiser un maximum votre build car le jeu est loin d’être gratuit, particulièrement au début et à la fin, et la mort peut très vite arriver.

Ubisoft, ayant pensé à tout, à rajouter la possibilité de réinitialiser ses compétences contre des drachmes (la monnaie en Grèce antique). De plus, ne comptez pas augmenter vos compétences au maximum comme bon vous semble. En effet, vous êtes dépendant de la Lance de Leonidas (celle qui vous permet d’assassiner), un puissant artefact de la première civilisation qu’il est possible d’améliorer au fil du jeu, débloquant de nouvelles compétences à acquérir via des points distribués à chaque montée de niveau. Un système classique mais efficace.

Gravé dans la roche !

Le jeu vous propose plusieurs types d’armes : l’épée, la dague, la lance, la hache, la massue et bien sûr l’arc. À terme, vous aurez la possibilité de porter 2 armes (vous pourrez changer à la volée entre elles) ainsi que 5 pièces d’équipement. Chaque arme ou armure possède des bonus, appelées gravures, qui viennent augmenter une ou plusieurs statistiques. Ainsi, une épée peut avoir un bonus qui apporte 10% de plus aux dégâts de guerrier, et une armure peut en avoir un qui augmente la vie de 2%. Selon la rareté de l’arme ou l’armure (blanc, bleu, violet, jaune) les gravures sont plus puissantes. Si à chaque montée de niveau des gravures peuvent se débloquer, d’autres s’obtiennent via des défis en tout genre liés à nos actions, avec différents paliers. Par exemple, en assassinant 20 polémarques, vous obtiendrez la gravure +2% de dégâts d’assassinat.

Tous les types d’armes ont des movesets et des animations complétement différentes, ce qui rend la rejouabilité très intéressante. Attention toutefois car plus vous jouez avec un style d’arme, plus vous débloquez des gravures en rapport à cette arme. En ce qui concerne les armures, comme pour les armes, les skins sont beaucoup plus variés que dans Origin et visuellement, nous avons très rarement eu deux fois la même apparence d’arme ou d’armure.

C’est chez le forgeron que vous pourrez appliquer les gravures que vous aurez débloquées, et ainsi améliorer votre build, compenser vos faiblesses ou encore tester de nouvelles choses. Le forgeron sera aussi l’occasion d’acheter, de vendre, mais aussi d’améliorer vos équipements contre des composants (cuir souple, pierre précieuse, fer) récupérer un peu partout dans le monde ou en démontant votre équipement. Ces mêmes composants vous permettront d’améliorer votre navire, que ce soit pour les combats navals (nombre de flèches ou de javelot pouvant être envoyé, flèches de feu, éperonnage plus puissant, santé du bateau) ou pour l’exploration en mer (vitesse de rame).

En haut à gauche les drachmes ainsi que du minerai d’orichalque qui permet d’acheter de l’équipement spécial à un PnJ unique.

En parlant du bateau, vous pouvez recruter jusqu’à 4 lieutenants qui agissent exactement comme les gravures, mais pour le bateau. Ainsi, un lieutenant attitré augmentera par exemple la vitesse de rame ou encore les dégâts des flèches. Pour le côté cosmétique, comme pour notre cheval, il est possible de changer l’apparence du bateau mais aussi la figure de proue et l’équipage. Personnellement, les combats de bateaux ne nous ont pas transportés si je puis dire, devenant très vite répétitif et long, pour des récompenses qui ne valent clairement pas le coup.

Le gameplay, le système de compétences et de gravures viennent influencer non seulement l’équipement en lui-même mais aussi sur la façon dont un combat va se dérouler. Ce sont ces éléments qui, contrairement à Origin qui tirait sa force dans son univers, sont tout bonnement le gros point fort de cet Assassin’s Creed Odyssey. On pourra mettre un bémol sur la caméra qui est de temps en temps à la ramasse, surtout que le lock est placé sur le même bouton que le changement de cible, ce qui ne facilite pas les choses.

This is Spartaaaaaa !

Après avoir découvert les étendues désertiques de l’Égypte dans Origin, nous sommes plongés dans la nature florissante de la Grèce antique et premier constat : « WOW ». Autant les pyramides d’Origin étaient magnifiques, autant la reconstitution de ce monde antique fourmillant de détails force le respect. Que ce soit Kephallonia, Athènes ou encore Sparte et la Macédoine, on en prend plein la vue. Les textures peuvent parfois être baveuses ou mettre un peu de temps à charger (je joue en mode élevé sur pc) mais la direction artistique, et surtout les lumières sont littéralement à couper le souffle. Le reflet du soleil couchant sur l’eau, le filet de lumière filtrant à travers une grotte ou un forêt, les couleurs passant d’estivales à automnales en temps réel sont autant de petits détails qui, mis bout-à-bout, rendent Assassin’s Creed Odyssey plutôt unique.

Les musiques d’ambiance viennent de temps à autre caresser nos oreilles, en plus des personnages joueurs d’instruments dans les rues et des chants de notre équipage en pleine mer, qui restent bien en tête. Oui, vous aussi vous finirez par chanter à la gloire de Léonidas ! Par ailleurs, le thème Ezio’s Family réarrangé peut être écouté encore et encore en parcourant les menus. Vous l’aurez compris, la bande-son est d’excellente qualité.

La gestion et les effets de lumière de Odyssey <3

Ubisoft connaît son produit, et savait qu’un mode photo était essentiel, et je dois vous avouer que c’est la première fois que je m’en sers autant dans un jeu. D’autant plus que les photos prisent sont visibles par toute la communauté sur la carte du monde (il y a d’ailleurs des petits malins qui prennent des photos sur les points de synchronisations pour cacher l’icône de voyage rapide, hein !).  Les monuments architecturaux côtoient des statues colossales et les ruines de la Première Civilisation viennent contraster cet aspect ancien avec des éléments technologiques avec brio. Petit passage science avec un autre aspect technique plutôt malin, c’est l’absence de clipping, en tout cas à première vue. En regardant de plus près, on se rend compte qu’à pleine vitesse sur notre cheval, la végétation sort lentement du sol, comme si elle poussait, ce qui rend le clipping moins violent à l’œil humain.

Parlons maintenant des points qui fâchent : l’optimisation. Elle n’est pas si mauvaise, permettant tout de même d’être à 50 fps quasi-constant en élevé avec une GTX 970. Le problème est que pour une raison que nous ignorons, la moindre apparition de feu à l’écran met la carte graphique à genoux, alors que par contre une armée à l’écran ne pose aucun souci. C’est un peu dommage surtout sachant que d’une, il y a beaucoup de feu dans le jeu, et de deux, certaines compétences sont à base de feu… Tant qu’on parle du négatif, quelques bugs inoffensifs sont aussi de la partie, du genre des ennemis bloqués dans un mur, Kassandra qui ne veut plus monter alors qu’il y a de quoi s’accrocher, ce genre de petites choses pas méchantes mais qui énerve sur le coup. Enfin, les chargements auraient mérité d’être plus court car certes il y en a peu, mais chaque voyage rapide demande bien 30 secondes de chargement, et sur SSD c’est plutôt long.

Assassin’s Creed Odyssey est clairement plus qu’un simple Origin 2.0 et vient non seulement révolutionner la saga mais aussi apporter de la fraicheur au jeu de rôle en général, qui n’avait pas vraiment bougé depuis la sortie de The Witcher 3. Malgré quelques petits ratés, comme la caméra par moment aux fraises, les romances trop brutes de décoffrage et l’optimisation du feu à revoir, le nouvel opus de Ubisoft nous offre un terrain de jeu à la hauteur de ce qu’on est en droit d’attendre d’un monde ouvert. Grand, beau, dépaysant, immersif et vivant sont les premières qualités qui viennent à l’esprit quand on repense à cette incroyable odyssée. Reste toutefois que malgré son scénario solide, ses personnages fidèles et son contenu secondaire gargantuesque, il manquerait presque un peu de magie dans cette Grèce Antique. Quoique.

Assassin's Creed Odyssey

Assassin's Creed Odyssey
8

Lear

8.0 /10

On a aimé

  • Les éclairages et les reflets, somptueux
  • L'univers immense et ses personnages cohérents
  • Le gameplay complexe et complet
  • Le scénario principal plein de rebondissements
  • La durée de vie gargantuesque

On a moins aimé

  • Kassandra et Alexios se tapent la Grèce entière
  • L'optimisation du feu, incompréhensible
  • La caméra par moment à la ramasse
  • Les chargements un poil long

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