Critique de John Wick Parabellum, sorti le 22 mai 2019 et vu en 4DX, film réalisé par Chad Stahelski et produit par Lionsgate. Article garanti sans spoilers par Vin’s.

Le retour de ce cher monsieur Wick valait bien le retour des critiques de Sharekult, alors parlons-en rapidement et surtout ne loupez pas ce bijou de cinéma, dans ce que l’action peut vous offrir de meilleur. Oui je divulgâche brièvement mon avis mais de toute façon vous avez déjà regardé la note me tromperai-je ? Je ne vous en veux pas, maintenant parlons du pourquoi le troisième épisode de la saga Wick est très réussi.

John Wick Parabellum prend donc directement la suite du deuxième chapitre. Un second épisode magique qui nous laissait avec notre retraité favori « Excommunicado » après avoir repris du service. On commence donc avec un monde de tueur cherchant à avoir sa peau. De quoi rentrer rapidement dans le film. Dès les premières minutes le film part sur les chapeaux de roues avec ce temps de grâce d’une heure accordée à notre amoureux des chiens. Un timer et un montage parfaitement bien gérés pour une tension très vite installée. S’ensuit un véritable festival de scènes d’action variées, généreuses, géniales, inventives et j’en passe. Bref, il faut le voir pour le croire.

Après un premier film surprenant de maîtrise avec un budget de seulement 20 millions de dollars, on a aujourd’hui une série qui continue de nous éblouir par une maestria visuel inventive et une variété des situations, mais qui n’oublie pas son aventure rocambolesque au rythme soutenu et aux personnages hauts en couleurs. Épique dans son action, somptueux par sa photographie, parfois drôle, John Wick Parabellum est pourvu d’une d’une réalisation et d’un montage plein de maîtrise.

John Wick est un film d’action, et même un p****n de film d’action ! Néanmoins il ne faut pas oublier que c’est également un univers qui prend vie et se construit sous nos yeux écarquillés. Parti d’une série B que personne n’a vu venir, cet univers vraiment unique n’a pas fini de marquer la pop culture. L’arrivée prochaine de la série intitulée « Continentale » en atteste d’ailleurs, des spin-offs sont prévus. Développé d’avantage dans le deuxième épisode, l’hôtel au nom éponyme est bien un de personnages central de l’intrigue, il est même encore plus important lors de ce troisième chapitre. Ajouter à cela un très bon casting et des interprétations justes et vous avez un cocktail toujours savoureux. L’univers s’élargit encore un peu plus et dévoile de nouvelles ramifications et rôles qui ont leur importance dans ce monde où, décidément, beaucoup trop de personnes sont des tueurs chevronnés.

« Are you angry Mr Wick ? »

Cette nouvelle trilogie est une belle revanche pour Keanu Reeves, qui après les échecs de 47 Ronin et Man of Tai chi, réalise un retour en grâce bien mérité. Avec le réalisateur Chad Stahelski, ancien cascadeur qui était son doubleur lors de Matrix, l’acteur prend sa revanche sur les majors d’Hollywood. Ces deux compères se permettent donc au passage de leur montrer 2-3 trucs sur comment faire un bon film d’action.

Un beau doigt d’honneur aux deux dernières décennies du genre. On arrête donc cette horrible shaky cam, beaucoup trop à la mode depuis le premier Jason Bourne. Rendez donc grâce à nouveau à la chorégraphie et aux cascades, hérités des films Hongkongais des années 90 dans une lisibilité générale agréable et un montage aux petits oignons. Cette philosophie rend le tout toujours aussi impressionnant et divertissant. Une caméra qui laisse l’action se dérouler et qui préfère la filmer plutôt que de la faire avec des mouvements épileptiques et un montage haché et confus. Ce qui a tendance à plus fatiguer qu’à rendre une scène intéressante.

Avec un Keanu Reeves toujours aussi engagé et physiquement affûté, John Wick Parabellum dispose en plus d’un humour sagement dosé, de références plaisantes, d’un univers intriguant et d’une galerie de personnages géniaux. Le tout dans un ballet d’action débridée, variée, et inventif qui fait de ce troisième métrage un classique instantané. Une vraie leçon de cinéma où la performance physique et les cascades sont les moteurs de l’action. John Wick est toujours son meilleur représentant après un deuxième épisode qui confirmé le superbe de cette saga. En bref, le duo gagnant Reeves-Stahleski persiste et signe une nouvelle lettre d’amour au genre. Foncez !

John Wick 3 Parabellum

Kult
9

Vin's

9.0/10

On a aimé

  • Somptueux, c'est une claque !
  • Une maîtrise technique générale qui force le respect
  • Keanu on fire !
  • Un action variée, inventive, qui fait la part belle à la cascade
  • Un plaisir coupable de tout les instants

On a moins aimé

  • Un scénario pas fou
  • Quelques mouvements qui font un peu trop "pour de faux", où on remarque que le prochain coup est attendu

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